La question de la protection du Mont Salève, face à l'urbanisation, s'est posée dès les années 1970 quand des projets immobiliers voyaient le jour sur son sommet. Le manque d'eau l'avait protégé jusque là, et avec la création du Syndicat Mixte du Salève (SMS), en 1994, les communes ont souhaité mettre en place une protection juridique durable qui s'impose aux documents d'urbanisme (P.L.U, S.C.O.T).



L’objectif était de protéger durablement le Salève des pressions urbaines et de maintenir sa vocation de poumon vert et d’espace agricole (alpages). En 1996, le SMS et les services de l'Etat lancèrent l'étude d'une directive paysagère. Après une longue concertation de tous les acteurs concernés, le décret en conseil d'Etat du 27 février 2008 installe la 2ème directive de protection et de mise en valeur des paysages en France


Historique ? La signature, par le premier ministre, de la deuxième directive paysagère en France (après celle des Alpilles), le 27 février 2008 est le fruit d’un long travail d’étude et de concertation.

C’est en 1996 que le SMS demande au ministre de l’environnement la mise à l’étude d’une directive paysagère pour le mont Salève. Le SMS et la Direction Départementale de l’Agriculture et de la Forêt (DDAF 74) sont alors chargés par le préfet, avec le concours de l’Agence PAYSAGES, de conduire cette étude et de faire des propositions. La procédure des directives est encore expérimentale, le Salève innove !



Un comité de pilotage est créé pour suivre la procédure. Il est présidé par le Sous-Préfet de Saint-Julien et rassemble élus, administrations, représentants du canton de Genève, associations de protection de la nature et de loisirs, forestiers, agriculteurs, chasseurs. Plusieurs groupes de travail thématiques se réunissent régulièrement. Une mise à disposition du projet auprès du public, dans les mairies en décembre 2004, permet une concertation encore plus large et confirme un consensus favorable.


La directive fixe des orientations, des principes de protection qui s’imposent désormais aux documents d’urbanisme (P.L.U, S.C.O.T). Une carte localise les espaces, les points de vue ou les éléments du paysage à prendre en compte